← Confiance & conformité — Nota Mise à jour : 12 août 2026 · v1.0

IA & vos données

Deux questions concrètes : vos données servent-elles à entraîner un modèle ? Et où, physiquement, sont-elles traitées ? Les réponses, sans détour.

Sommaire de cette page

Entraînement des modèles et opt-out

Les données des Études ne servent JAMAIS à entraîner ou à affiner un modèle d'IA — ni par LTC, ni par ses fournisseurs.

Cette exclusion est structurelle (aucune chaîne d'entraînement n'est raccordée aux données de production), contractuelle (inscrite au DPA, art. 28 RGPD) et permanente (non désactivable).

Il n'existe donc aucune option à désactiver : l'opt-out est l'état par défaut et unique de Nota, sans aucune démarche d'activation, pour toute étude cliente — toutes professionnelles.

D'où viennent les modèles LTC

Nota embarque des IA propriétaires LTC, privées et hébergées en UE (infrastructure LTC sur une instance OVHcloud dédiée, France) : modèles NER bilingues fr/nl (couche C2 de Veil™ — modèles spaCy open source standards), LLM critique local C3 (modèle open-weights, famille Llama) et modèles d'embeddings multilingues (multilingual-e5, open source) pour la recherche sémantique. Aucune donnée ne quitte cette infrastructure ; aucun tiers n'y accède.

Le seul affinage envisagé par LTC porte sur les modèles NER C2 (modèles spaCy open source standards fr/nl) : cet affinage notarial est planifié, sur un corpus propriétaire constitué et annoté avec les études pilotes, hors données de production — jamais sur des données clients. Les environnements dev et prod sont séparés ; les données de production ne sont jamais utilisées en dev/test.

Côté fournisseurs cloud

  • AWS Bedrock (Claude, Anthropic) — régions UE (Francfort) : inférence sans rétention. Zéro conservation des prompts et des réponses ; aucun usage pour l'entraînement, ni par AWS ni par Anthropic. Engagements contractuels : DPA + SCC AWS ; ISO 27001.
  • API directe Anthropic (US) : hors chaîne de production. Usage limité au développement, exclusivement sur données fictives ou anonymisées ; elle ne reçoit jamais de données d'Étude.
  • Hébergeur (OVHcloud) : rôle d'hébergement uniquement — aucun rôle d'IA, donc aucun maillon d'entraînement possible.

Rappel Veil — même l'inférence ne voit pas de données nominatives

Indépendamment de la question de l'entraînement, aucune donnée nominative de dossier n'est transmise à un LLM cloud. Avant tout appel, le texte passe par Veil, le moteur de pseudonymisation propriétaire de LTC (détection déterministe, NER bilingue fr/nl, LLM critique local). La table de réversion réside en mémoire vive uniquement, chez LTC : la correspondance n'est jamais transmise ni persistée côté LLM. Des tests anti-fuite (« corpus no-leak ») sont exécutés en continu. Défense en profondeur : même dans l'hypothèse — contractuellement exclue — d'une réutilisation par un fournisseur, celui-ci ne détiendrait que des données pseudonymisées. Les données pseudonymisées par Veil demeurent des données à caractère personnel au sens du RGPD (considérant 26). AWS (Bedrock) est donc traité comme sous-traitant ultérieur, sous accord article 28, et non comme destinataire de données anonymisées.

Contrôle et vérifiabilité par l'Étude

  • DPA (art. 28 RGPD) : l'exclusion d'entraînement y est inscrite ; elle n'est ni optionnelle ni modifiable. Le DPA inclut la liste des sous-traitants ultérieurs et la notification préalable de tout changement, avec droit d'objection (30 jours).
  • Guide d'administration : il énonce cette règle en toute transparence — aucun paramètre « entraînement » n'y figure, précisément parce qu'il n'existe rien à désactiver.
  • Journal d'audit : append-only, il trace tout accès et toute action sur les données de dossiers (qui, quoi, quand) et est consultable par l'administrateur de l'Étude.

Tableau récapitulatif

ActeurAccès aux données de l'ÉtudeUsage pour l'entraînementFondement contractuel
LTC (Nota ; IA propriétaires C2, C3, embeddings)Données de dossiers, traitées en UENon — affinage notarial C2 planifié sur corpus propriétaire, hors productionDPA art. 28 — exclusion permanente, non désactivable
OVHcloud SAS (FR)Hébergement dédié Nota : applicatif, base de données, stockage objets chiffré, sauvegardes, IA propriétaires LTCNon — aucun rôle IADPA art. 28 ; ISO 27001
AWS Bedrock (Claude/Anthropic — régions UE)Uniquement des données pseudonymisées par Veil, pour l'inférenceNon — zéro rétention d'inférence ; pas d'entraînement par AWS/AnthropicDPA + SCC ; ISO 27001
Microsoft Ireland (mail M365/Graph — uniquement si l'Étude l'active)Mails de l'ÉtudeNon — aucun rôle IA dans NotaDPA + SCC ; EU Data Boundary
Anthropic, API directe (US)Aucun — développement uniquement, sur données fictives/anonymiséesSans objet — ne reçoit jamais de données d'ÉtudeHors chaîne de production

Fiche établie sur la base de l'architecture réelle de Nota — plateforme en développement avancé ; pilote en préparation — quatre études pilotes pressenties, contractualisation à venir ; démarrage visé T4 2026.


Localisation des traitements et résidence UE

Résidence UE par design. Tout traitement et tout stockage de données de dossiers effectués par Nota ont lieu dans l'Union européenne : applicatif, base de données, stockage et IA propriétaires sur l'instance OVHcloud dédiée à Nota, en France ; inférence LLM en régions UE (Francfort, Allemagne) ; sauvegardes en UE (OVHcloud, France). Il n'existe aucune option de traitement hors UE. La résidence européenne est un invariant d'architecture du produit, pas un paramètre — elle s'applique d'office à tous les clients professionnels. Aucun transfert de données hors EEE au sens des articles 44 et suivants du RGPD n'a lieu ; le risque d'accès extraterritorial est traité frontalement ci-dessous.

Cartographie complète des traitements et stockages

ComposantFournisseurRôlePays / région exacteDonnées concernéesChiffrement
Application web, API, workersOVHcloud SASHébergement applicatif et traitement (instance dédiée Nota)France (UE) — ISO 27001Données de dossiers en cours de traitementTLS 1.2+/1.3 en transit
Base de donnéesOVHcloud SAS (PostgreSQL 16 + pgvector, géré par LTC)Stockage structuré, isolation par étude (Row-Level Security)France (UE) — ISO 27001, instance dédiée NotaDossiers, personnes, biens, métadonnées, index sémantiquesAES-256 au repos + TLS en transit
Stockage objets (GED)OVHcloud SASStockage S3-compatible des documents (instance dédiée Nota)France (UE)Pièces et documents des dossiersAES-256 au repos + TLS en transit
IA propriétaires LTCLTC (infra OVHcloud dédiée)NER bilingue fr/nl (C2), LLM critique C3 (open-weights, famille Llama), embeddings multilingues (multilingual-e5)France (UE)Texte des dossiers — ne quitte jamais l'infrastructure LTC, aucun tiers n'y accèdeTLS en transit ; traitement exclusivement interne LTC
Inférence LLM (Claude via Bedrock)Amazon Web ServicesGénération et raisonnementRégions UE — Francfort, AllemagneTexte exclusivement pseudonymisé par Veil™ ; zéro rétention d'inférence, aucun usage pour l'entraînementTLS en transit ; aucune persistance
Connecteur mail M365 (optionnel)Microsoft IrelandAccès aux mails via Graph — uniquement si l'Étude l'activeUE (Microsoft EU Data Boundary)Mails de l'ÉtudeTLS en transit
SauvegardesOVHcloud SASSauvegardes quotidiennesFrance (UE)Copies chiffrées des bases et du stockageAES-256 ; stockées en UE (OVHcloud, France) ; rétention 35 jours

Le Compagnon local optionnel (lecteur eID, scan réseau) s'exécute sur le poste de l'Étude et ne stocke aucune donnée de dossier en local.

Cycle de vie d'une requête IA, étape par étape

  1. Poste de l'utilisateur (l'Étude) : la requête est envoyée à Nota en TLS.
  2. Nota (instance OVHcloud dédiée, France) : assemblage du contexte utile (dossier, GED, mails) — intégralement en UE.
  3. Veil™ (moteur propriétaire de pseudonymisation, infrastructure LTC en UE) : détection déterministe (NRN, IBAN, BCE, etc.), NER bilingue fr/nl, puis LLM critique local. La table de correspondance pseudonymes ↔ données réelles est créée en mémoire vive uniquement, dans un vault dédié.
  4. AWS Bedrock, Francfort : seul le texte pseudonymisé est transmis à Claude — inférence sans rétention (aucune conservation des prompts/réponses, pas d'usage pour l'entraînement par AWS/Anthropic).
  5. Retour de la réponse, toujours pseudonymisée, vers l'infrastructure LTC.
  6. Réversion en RAM : re-substitution des pseudonymes par les valeurs réelles.
  7. Affichage du résultat à l'utilisateur.

Point clé : la table de correspondance ne quitte jamais l'infrastructure LTC. Elle n'est ni transmise au fournisseur d'inférence, ni persistée. Le LLM cloud ne voit à aucun moment une donnée nominative de dossier. Des tests anti-fuite automatisés (« corpus no-leak ») s'exécutent en continu. Les données pseudonymisées par Veil demeurent des données à caractère personnel au sens du RGPD (considérant 26). AWS (Bedrock) est donc traité comme sous-traitant ultérieur, sous accord article 28, et non comme destinataire de données anonymisées. Un document pseudonymisé conserve par ailleurs un contenu narratif et des combinaisons contextuelles pouvant permettre une individualisation résiduelle (singling-out) sans identifiant direct — risque assumé explicitement et traité au scénario dédié de l'analyse d'impact.

Entités mères non-UE : risque d'accès extraterritorial et mitigations

AWS et Microsoft ont des maisons mères américaines (OVHcloud SAS, hébergeur de l'instance dédiée Nota, est une société française). Même avec des régions de traitement exclusivement européennes, une exposition à des législations à portée extraterritoriale (type CLOUD Act) doit être adressée pour les fournisseurs à maison mère non-UE. Mitigations en place :

  • Pseudonymisation Veil en amont des LLM : aucun texte nominatif de dossier n'atteint le fournisseur d'inférence ; la table de réversion reste chez LTC.
  • Chiffrement systématique : TLS 1.2+/1.3 en transit, AES-256 au repos (base de données, stockage objets, sauvegardes).
  • Clés gérées par LTC, secrets en gestionnaire dédié.
  • Cadre contractuel : DPA art. 28 avec OVHcloud (fournisseur français) ; DPA + clauses contractuelles types (SCC) avec AWS et Microsoft ; zéro rétention d'inférence côté Bedrock.
  • Choix systématique des régions UE : France (OVHcloud — instance dédiée Nota : applicatif, base de données, stockage, sauvegardes, IA propriétaires), régions UE Francfort (AWS Bedrock — inférence LLM uniquement), EU Data Boundary (Microsoft).

Conclusion. Aucun transfert de données hors EEE au sens des articles 44 et suivants du RGPD : tous les traitements ont lieu dans l'Union européenne (OVHcloud France ; AWS Bedrock régions UE ; Microsoft EU Data Boundary si activé). Le risque d'accès par une autorité d'un pays tiers, inhérent au recours à un fournisseur soumis à une législation extraterritoriale (AWS, Microsoft), est traité frontalement : pseudonymisation systématique en amont (Veil™), absence de rétention des données d'inférence, chiffrement avec clés détenues par LTC, et clauses contractuelles types (SCC 2021/914) en garantie résiduelle. OVHcloud (société française) n'est pas concerné. Les SCC constituent un filet de sécurité contractuel face au risque résiduel d'accès extraterritorial, non un mécanisme de transfert opérationnel.

Développement vs production

L'API directe Anthropic (hébergée aux États-Unis) ne fait pas partie de la chaîne de production : son usage est strictement limité aux environnements de développement, sur données fictives ou anonymisées uniquement. Les environnements de développement et de production sont séparés : le développement et le staging s'exécutent sur une infrastructure LTC distincte (OVHcloud), données fictives uniquement ; les données de production ne sont jamais utilisées en développement ou en test. Anthropic (API directe) ne figure donc pas dans la liste des sous-traitants de production (cf. Annexe B du DPA).


Version 1.0 · 12 août 2026 · LTC Group SRL — contact@ltcai.be

Une question sur l'IA dans Nota ? Cyrille Liétard — référent protection des données — contact@ltcai.be.
Diagnostic gratuit